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OUI !!

Pour aider dans l’économie de notre pays, encourager des projets innovants et créateurs d’emplois, donner du sens à son épargne, et viser des rendements intéressants, investir dans le tissu de PME est une bonne idée, qui intéresse un nombre croissant d’épargnants.

Beaucoup considèrent d’ailleurs que c’est le secteur qui devrait connaitre le plus de croissance structurelle en France, en partie en raison du retard de notre tissu de PME par rapport à d’autres économies, en partie parce qu’elles ont une « agilité » plus forte dans une époque qui nécessite de constantes adaptations. Et comme le financement de la croissance des PME (une fois la crise digérée) reste un point de contention, les pouvoirs publics ont multiplié les initiatives pour faciliter celui-ci ces dernières années.

Dans ce cadre,  les circuits qui permettent tant aux particuliers d’investir leur argent dans les PME en direct où à travers des fonds collectifs, se sont considérablement professionnalisées ces 10 dernières années, sous la pression d’une saine concurrence et d’une réglementation vigilante.

Un projet intéressant donc pour diversifier ses investissements, en recherchant une rentabilité plus élevée que l’investissement en action dans les entreprises plus matures, et qui peut se faire en direct sur un projet spécifique ou à travers des fonds spécialisés. Mais  à condition d’éviter quelques pièges dans sa mise en œuvre.

Le piège de la liquidité : ne pas investir dans une PME une somme dont vous pourriez avoir besoin avant… longtemps

Si les rendements sont intéressants c’est en partie à ce prix. Investir dans les PME c’est investir à long terme. Et entretemps l’argent n’est pas disponible. Il n’y a pas de marché d’échanges (ou à des conditions très défavorables). Bref pour faire simple et sûr ne mettez que de l’argent dont vous n’aurez pas besoin avant 10 ans.  

Le piège de la fiscalité : ne pas investir dans une PME pour l’économie d’impôts

C’est une règle à suivre pour tout type de placement. Celui qui est aveuglé par le désir de faire une économie d’impôt ne voit plus bien ni les risques, ni les frais, ni le contenu de son investissement et lui donne une place trop importante dans son choix. Oubliez là et regardez simplement le calcul du rendement espéré « net fiscal » du placement, comparé à celui d’un autre investissement. Par ailleurs l’économie d’impôts « pour investissement dans les PME » de 25% est soumise à de nombreuses conditions, et rentre dans le plafonnement des niches fiscales. 

Le piège de l’immédiateté : ne pas prendre de décision hâtive

Ce fonds qui a de très belles performances va fermer dans 2 semaines. Cette augmentation de capital d’une PME est close dans 3 jours. Soyez rassuré : ils sauront se passer de vous si vous n’êtes pas prêt. Vous devez prendre le temps qu’il vous faut pour bien comprendre de quoi il s’agit, les frais qui vous seront demandés, la nature des entreprises dans lesquelles vous investissez. Si vous envisagez de devenir actionnaire d’une entreprise en direct, toutes les conditions de votre investissement. Soyez vous aussi « le maitre des horloges » pour avoir les meilleures conditions. 

Le piège de la complexité : ne pas agir seul

Enfin un investissement concret, qui a du sens, avec entreprises qui ont des histoires, et un avantage fiscal simple. Votre « intuition » vous parle. Ou peut-être le marketing de l’offre est très bien fait.
Rien n’empêche de suivre son intuition, ou ses préférences, en matière d’investissement financier. Surtout lorsqu’il s’agit de diversifier par rapport au « coeur » de ses actifs. Mais la vraie intuition est le fruit de l’expérience. Lorsqu’on en manque il peut être utile de s’appuyer sur celle d’un tiers. 

Pour éviter les doutes ou les regrets, et prendre une décision éclairée, il peut donc être utile de se faire aider par un professionnel du conseil, ou un expert du secteur concerné, notamment pour apprécier les questions de valorisation (pour un investissement sur une entreprise) ou de frais (pour un investissement via un fonds). Si vous avez déjà bien réfléchi il vous pourra vous donner un second avis, ou des idées supplémentaires. Si vous êtes moins avancé saura vous guider ou vous faire des recommandations. Dans tous les cas cette interaction apportera  plus de rentabilité et/ou  de sérénité. 

Auteur : Nicolas Schimel

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Post Author: Le Blog de la Téléconsultation Financière

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