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Si le conseil a de la valeur pour vous, il est normal qu’il ait un coût

Etre autonome pour gérer ses sujets de finance personnelle permet de ne pas être dépendant d’un conseil ou d’un conseiller (par exemple son conseiller bancaire) pour pouvoir agir ou prendre une décision. Mais cela permet aussi de mieux apprécier quand on a l’utilité de mobiliser une expertise, par exemple pour faire réaliser une étude approfondie sur un sujet à enjeu. Pour prendre une analogie on peut être capable d’entretenir sa maison, ou de savoir acheter un terrain, mais faire appel à un architecte pour dessiner les plans.

Or beaucoup de gens se tiennent à l’écart du conseil en matière de finances personnelles à cause de son coût. Or le conseil s’il est bien réalisé et sur un sujet qui en vaut la peine doit apporter de la valeur. Et dans ce cas  un bon conseil financier  doit au final coûter moins cher, ou dit autrement rapporter plus sur le long terme que pas de conseil du tout ! Après tout le sujet est bien d’améliorer votre situation, pas d’éviter une dépense.

Une fois persuadé de la valeur que vous pouvez attendre d’un conseil, voyez donc son coût comme un investissement sérieux et apprêtez vous à le traiter de la manière la plus objective possible.

Le premier rendez vous  avec un conseiller financier étant souvent gratuit n’hésitez pas à aborder la question à cette occasion (le professionnel devrait le faire de son côté) pour déterminer si et comment vous voulez payer le conseil.

Les principales méthodes de paiement proposées

Pour vous y préparer voici un recensement des principales méthodes de paiement qui pourront vous être proposées. Elles peuvent varier d’un professionnel à l’autre et aucune n’est bonne ou mauvaise en soi si elles sont expliquées clairement. Ce qui n’empêche pas que vous puissiez avoir des préférences :

  • Taux horaire : en France la moyenne de 150 € par heure HT pour un conseil généraliste et peut varier à la hausse où à la baisse selon les professions et les spécialités, ou la complexité de l’étude à mener. Il n’est pas choquant d’atteindre jusque 300 euros pour de études fiscales, ou liées à des sujets d’entreprise. Assurez vous d’avoir une estimation du nombre d’heures qu’il faudra pour traiter votre question et demandez si le professionnel travaille seul ou fait par exemple travailler un collègue plus junior (et donc moins cher) sur votre dossier. Sachez que bien souvent le nombre d’heures réellement réalisées est supérieur à ce qui vous sera facturé.
  • Frais fixes ou forfaitaires : certains conseillers demandent un coût global fixe pour une tâche donnée par exemple de faire une étude retraite complète. Le professionnel doit vous donner le montant du forfait par écrit voire une grille tarifaire complète.
Et :
  • Pourcentage de vos actifs financiers : méthode souvent utilisée par les conseillers en investissement ou les gestionnaires de portefeuille. Le pourcentage peut porter sur le portefeuille géré par le conseiller si c’est le cas ou la totalité des actifs si le conseil est plus global.
  • Frais de performance : en plus ou à la place des précédents, il peut être convenu d’un commun accord que le conseiller sera rémunéré en fonction d’une partie de la performance (donc des gains) réalisée par ses soins ou grâce à lui. Cela peut porter sur une performance financière, mais aussi sur des gains fiscaux ou de toute nature. La difficulté résulte dans les modalités de fixation des critères, qu’il faudra être sur de comprendre a priori.
  • Une commission : le conseiller prend un paiement sous la forme commission payée par une entreprise qui aura vendu des produits qu’il vous aura présenté ou conseillé. Cette modalité est interdite pour certaines professions (avocats, notaires, experts comptables) et réglementée pour d’autres (courtiers, conseillers en investissement, courtiers en crédit). La réglementation impose que ces modalités vous soient décrites de manière transparente. Quelques phrases claires valent mieux que des pages de documentation complexe : exigez les.

Ne pas succomber au mythe du conseil gratuit

Quelques soient les modalités de facturation il ne faut pas succomber au mythe du conseil gratuit.

Dans le passé beaucoup de gens pensaient qu’ils recevaient des conseils gratuitement parce qu’il n’y avait jamais une facture qui leur était présentée. Mais le conseil n’a jamais été gratuit il était simplement payé par les fournisseurs de produits (banques, assurances, promoteurs immobiliers) et au final se rajoutait au prix des produits.

Certaines professions n’ont plus le droit de toucher ces « rétrocessions » (experts comptables), certains pays les ont interdites totalement (Royaume Uni) et la réglementation européenne les encadre plus fréquemment. En parallèle les différents conseillers ont pris l’habitude de facturer au moins partiellement le conseil directement aux clients.

Mais le mythe du conseil gratuit est encore tentant, car on a l’impression toujours gratifiante de faire une « bonne affaire ». Dites vous que chercher un conseil gratuit c’est vouloir acheter des services à quelqu’un qui soit n’a aucune valeur soit n’est pas transparent.

Ou alors, c’est que vous pensez que le conseil n’est pas nécessaire pour vous, car vous êtes suffisamment autonome sur le sujet à traiter. Par exemple vous pouvez tout à fait si vous avez compris le fonctionnement d’un produit financier acheter ou investir en ligne sans supporter le coût d’un conseil. Mais aussi vous adresser à un intermédiaire « humain » tout en négociant en connaissance de cause les frais, dans le mesure où sa prestation peut mériter une rémunération liée à l’exécution mais pas au conseil. 

Auteur : Nicolas Schimel

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Post Author: Le Blog de la Téléconsultation Financière

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